FAQ Profession

FAQ2

Les aspects pratiques (locaux, équipement…)

Travailler chez soi ? Quels avantages ? Quels inconvénients ?
Travailler chez soi présente de nombreux avantages :
– une économie évidente sur les loyers, déplacements, frais de parking… ;
– si le statut d’exploitation et le régime fiscal choisis le permettent, une comptabilisation en frais professionnels de la part correspondante de dépenses (loyer, charges, assurances…) ;
– un gain de temps sur les déplacements ;
– une amplitude horaire élargie et une meilleure souplesse dans la gestion du temps de travail.
Mais travailler chez soi présente aussi quelques inconvénients :
– risque accru de demandes impromptues (il est préférable de recevoir sur rendez-vous, et… de s’y tenir !) ;
– difficulté de dissocier vie professionnelle et vie personnelle (il est bon de déterminer des plages horaires fixes pour chacun de ces domaines, avec au besoin une certaine souplesse, et… tâcher de les respecter !) ;
– risque de se sentir envahi(e) dans sa sphère familiale ou intime sauf à disposer d’une (ou plusieurs) pièce(s) à accès indépendant ;
– contraintes pour les autres membres de la famille (respect de l’ordre et du calme dans les pièces à usage mixte,…) ;
– il faut aussi penser à vérifier auprès du bailleur, de l’administration, des assurances, si on est autorisé à recevoir les clients chez soi.

Quels sont les outils de travail indispensables ?
– Matériel minimum : téléphone, répondeur, liaison Internet, ordinateur, imprimante, photocopieur, scanneur. Puis : dictaphone, relieuse à anneaux plastiques, massicot, plastifieuse…
– Logiciels minimums : Pack Office, un bon antivirus, Adobe Reader. Puis : OCR, reconnaissance vocale…
– Ouvrages de référence : dictionnaires, codes typographiques, Antidote, Pro Lexis…

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Les formations au métier

Existe-t-il des diplômes d’écrivain public ?
L’université de Toulon délivre un DU (diplôme universitaire) Écrivain public et auteur conseil.
L’université de Paris III Sorbonne nouvelle prépare à une licence professionnelle Écrivain public – assistant en démarches administratives et écritures privées.
Rappel : n’étant pas réglementée, la profession peut être exercée sans diplôme.

Existe-t-il des formations spécifiques préparant à l’exercice du métier ?
Outre les formations diplômantes, il existe des formations attestées par certificat de suivi :
– Le CNED propose une formation à distance (modules thématiques avec exercices).
– Le CABINET FRANCOISE PETERS propose à Montpellier une formation en présentiel (enseignement théorique, puis pratique à base d’exercices de terrain).
Ces formations sont éligibles aux financements publics, sous réserve que les droits du formé soient ouverts.

Existe-t-il d’autres actions informatives sur le métier ?
LE GREC organise des manifestations dénommées « Rédactoriales® » (expositions, conférences…) ouvertes au public et aux professionnels régionaux.
L’AEPF organise une journée d’information semestrielle (payante).
Le SNPCE propose des journées d’information sur des thèmes variés.
La bibliographie sur le métier se compose de :
– Plusieurs ouvrages anciens (épuisés) : Les Écrivains publics, Catherine Bastien, Éd. C. Bonneton, 2000 ; Écrivain public, un vieux métier d’avenir, Geneviève Madou, Éd. du Puits Fleuri, 1999 ; Écrivains publics, qui êtes-vous ?, AEPF, 1992.
– et d’un ouvrage plus récent : Un écrivain public raconte, Marion Clavel, 2010.

Des compétences dans les domaines juridiques, comptables, fiscaux sont-elles nécessaires pour être écrivain conseil® ?

L’écrivain conseil® doit veiller à ne pas empiéter sur les domaines réservés des professions réglementées. Pour cela, il oriente son client vers d’autres professionnels (avocat, notaire, comptable…), avec lesquels il peut même construire des partenariats réguliers.
Concernant la gestion de sa propre activité, le travailleur indépendant peut assurer lui-même sa comptabilité et remplir sa déclaration de revenus, en ayant pris les renseignements utiles auprès d’un comptable ; mais il peut aussi confier ces tâches à un professionnel, en particulier lorsque son volume d’activité devient important.

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Rentabilité

Peut-on vivre du métier d’écrivain conseil® ?
Comme dans tous les métiers, certains s’en sortent très bien (45 000 à 50 000 € de chiffre d’affaires annuel permettent de dégager un bénéfice décent) ; certains moins bien ; et d’autres, qui ne parviennent pas à vivre de leur activité, l’abandonnent.
S’installer comme écrivain conseil® équivaut à créer une entreprise et nécessite de se poser quelques questions au préalable : quel temps vais-je y consacrer ? combien puis-je investir ? combien cela doit-il me rapporter ? quels sont mes atouts immédiats ?
Si ce travail a été mené, même avec des réajustements nécessaires, et si disponibilité, sens commercial et compétences sont bien présents, l’écrivain conseil® a toutes les chances de vivre de son métier…

Vit-on de cette activité en milieu rural de la même manière qu’en milieu urbain ?
Rares sont les activités identiques en milieu rural ou urbain ; le travail d’écrivain conseil® n’échappe pas à cette règle.
On peut supposer qu’en milieu rural l’information circule facilement et que le bouche-à-oreille est donc plus efficace. Toutefois, la faible densité de la population entraîne forcément une clientèle potentielle moindre. De plus, en milieu rural, un temps important est consacré aux déplacements.

Quel est le minimum d’investissement nécessaire pour démarrer une activité d’écrivain conseil® ?
De quelques centaines à plusieurs milliers d’euros… tout dépend du projet initial : locaux dédiés ou travail à domicile, travail exclusif par Internet ou visite chez les clients, équipement sommaire ou complet, publicité limitée ou multisupport…
À chacun d’adapter ses ambitions à ses moyens, ou l’inverse !

Au bout de combien de temps peut-on vivre de son activité ?
Il n’y a évidemment pas de réponse toute faite à cette question. Le revenu nécessaire pour vivre de son métier varie d’une personne à une autre, selon les autres revenus du foyer, les charges de famille, les engagements financiers, le train de vie de chacun, etc.
On peut néanmoins dire qu’il est rare qu’un écrivain conseil® à temps plein puisse se rémunérer à hauteur d’un SMIC mensuel avant un ou deux ans d’exercice.
Il peut donc être souhaitable de conserver ou d’envisager une activité complémentaire à temps partiel, au moins au début.

Certains écrivains conseils® ont-ils une activité en parallèle ?
Oui, c’est assez fréquent. C’est même un conseil à donner à un débutant dans le métier. En effet, au démarrage de l’activité, une bonne partie du temps est consacrée à la faire connaître et les retombées ne sont pas immédiates.
Par la suite, et même si l’activité se développe de façon satisfaisante, certains écrivains conseils® conservent une autre activité, par goût ou par nécessité.

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Se faire connaître

Combien de temps et d’argent consacrer à la publicité ?
Durant la première année d’exercice, l’essentiel de l’activité d’un écrivain public consiste à faire la promotion de son cabinet et à prospecter des clients potentiels.
L’argent investi à cet effet est très variable suivant les moyens de publicité auxquels on a recours.
Le moins coûteux est de cibler ses prospects par e-mails.
L’impression de documents (cartes de visite, plaquettes, tracts, affichettes) entraîne des frais plus importants.
La parution dans les Pages jaunes est assez onéreuse (entre 1 000 et 1 800 € par an pour une parution sur l’annuaire papier et sur le site des Pagesjaunes.fr avec un lien vers le site du professionnel).

L’investissement dans la création d’un site web est-il rentable ?
Le retour sur investissement d’un site, même bien référencé, n’est pas systématiquement rapide.
Aussi, on se demandera ce qu’on attend d’un site web : la mise en contact direct avec des clients ? une vitrine ? un outil publicitaire ? un espace d’échange ?
Il semble judicieux de s’adresser à un professionnel afin de s’assurer que la qualité du produit sera en accord avec l’investissement effectué.
Ne pas négliger non plus les différentes vitrines mises à la disposition des écrivains conseils® par le GREC : annuaire en ligne avec liens directs vers les supports en ligne du professionnel ; rubrique Revue de presse du site du GREC…

Comment réalise-t-on une étude de marché ?
Certains pensent qu’elle est inutile, car l’écrit est partout : le marché de clients potentiels est considérable, et le problème serait plutôt de faire savoir aux clients potentiels que l’écrivain conseil® existe.
D’autres préparent un questionnaire précis et le distribuent sur une zone de chalandise afin d’analyser une cible, ses attentes, ses besoins, ses manques et de déterminer ainsi les prestations les plus nécessaires.
Dans tous les cas, il ne faut pas oublier que celui qui répond aux questions ne sera pas automatiquement acheteur d’une prestation.

Comment se faire voir ?
Différentes ressources existent ; généralement, les écrivains conseils® recourent à plusieurs d’entre elles :
– les Pages Jaunes,
– un site Internet (lequel doit être bien référencé),
– les tracts et plaquettes déposés chez les commerçants, dans les lieux publics, les administrations (avec leur accord),
– les articles de presse publiés à l’occasion du démarrage de l’activité ou par la suite,
– la prospection commerciale par courrier avec relance téléphonique,
– la remise de sa carte de visite dans les circonstances opportunes,
– la parution d’un encart dans le journal de la commune et des communes avoisinantes,
– l’inscription sur divers annuaires professionnels en ligne et sur les réseaux sociaux,
– la participation à divers salons (des microentreprises, des services à la personne, des séniors, etc.),
– la pose d’une plaque au lieu d’exercice,
– la publicité sur le lieu de vente (si l’on dispose d’un local bien placé),
– etc.

Comment développer sa clientèle ?
D’abord, il est indispensable de travailler avec sérieux et compétence.
Il faut aussi sans arrêt promouvoir son activité par tous les moyens dont on dispose.
On peut aussi démarcher les groupements de particuliers, associations, entreprises, organismes… qui semblent une cible potentielle pour les prestations que l’on propose… et même inventer une prestation spécifique pour une clientèle particulière !
Et quand le prospect devient client, il convient de le fidéliser par des moyens divers et variés, voire conviviaux pour soigner les liens, en espérant qu’il nous confiera un jour un travail différent de sa commande initiale.

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Création d’activité : aspects réglementaires

Où se renseigner sur le métier d’écrivain public ?
– auprès du GREC, Groupement des écrivains conseils®,
– auprès de l’AEPF, Académie des écrivains publics de France,
– auprès du SNPCE, Syndicat national des prestataires et conseils en écriture,
– auprès de l’APCE, Agence pour la création d’entreprise.

Où se renseigner avant de monter sa structure ?
– auprès des organismes d’aide à la création d’entreprise,
– auprès des boutiques de gestion,
– dans les CCI…

Où s’inscrire pour monter sa structure ?
– au Centre de formalités des entreprises correspondant à la structure juridique choisie (par exemple, l’URSSAF pour les libéraux).
– sur le site de l’autoentrepreneur.

Quels sont les organismes chargés de la protection sociale du travailleur indépendant (maladie et retraite) ?
Pour la couverture maladie et maternité : le RSI (régime social des indépendants).
Pour la retraite de base, la retraite complémentaire et l’assurance invalidité-décès : la CIPAV (Caisse interprofessionnelle d’assurance vieillesse).
Pour les allocations familiales et la cotisation formation : l’URSSAF.
À noter : le statut d’autoentrepreneur permet de globaliser à taux réduit ces cotisations.

Quel statut juridique choisir ? Quels en sont les avantages et inconvénients ?
L’analyse des avantages et des inconvénients propres à chaque statut appartient au créateur d’entreprise ; elle dépend de sa capacité à la prise de risques, de son environnement géographique et humain…
Le GREC ne peut que constater la variété des statuts et la grande proportion d’autoentrepreneurs (tant que le chiffre d’affaires n’excède pas le plafond de 32 900 €) et de professionnels libéraux au réel (au-delà de ce plafond) ; mais certains ont un statut associatif, d’autres sont en portage salarial ou couveuse, en coopérative, en pépinière d’entreprise, en SARL, EURL, EIRL, ou encore artisans.

Quelles sont les aides octroyées par l’État lors de la création d’une entreprise et sous quelles conditions ?
L’ACCRE est une aide attribuée aux demandeurs d’emploi qui créent ou reprennent une entreprise. Elle est assortie d’une exonération temporaire de charges sociales d’exploitant.

Quelles sont les assurances à souscrire par un écrivain public (obligatoires et facultatives) ?
En matière d’assurance, voici d’abord quelques rappels :
1. Les assurances de dommages aux biens
Plusieurs cas sont possibles :
1.1. Si le local professionnel se trouve dans votre habitation, vérifiez que votre multirisque habitation prévoit la couverture d’une pièce à usage professionnel avec un forfait pour le matériel de travail. À défaut, exigez un avenant. Le coût est modique. Attention ! Dans ce cas-là, il est impossible de garantir la perte d’exploitation !
1.2. Si votre local est un bureau indépendant, il y a lieu de souscrire une multirisque professionnelle avec les garanties incendie et annexes, dégâts des eaux, bris de glace, vol et perte d’exploitation.
De plus :
1.3. L’assurance « bris de matériel bureautique » est fortement recommandée si le matériel a moins de cinq ans. Demandez la couverture de l’informatique, mais aussi de tout ce qui est bureautique (téléphonie, fax…). Attention aux ordinateurs portables ! Ils peuvent être pris en compte dans le contrat moyennant surprime, mais ils ne seront garantis contre le vol que s’il y a effraction (local ou véhicule). De même, il est fortement conseillé de souscrire les options, rarement proposées par les assureurs, de reconstitution de fichiers.
2. Les assurances de prévoyance
C’est un domaine à ne pas négliger. Il faut distinguer les garanties pour soi, et celles pour les autres.
2.1. Les garanties pour soi :
2.1.1. La garantie « indemnités journalières » : ces indemnités compensent la perte d’activité journalière. Pour établir leur montant, partir du revenu net mensuel. Attention ! Des contrats proposent une garantie sur un an, d’autres sur trois ! De plus, beaucoup de contrats excluent certaines maladies (dépression…).
2.1.2. La garantie « rente d’invalidité » est onéreuse, mais elle prend le relais des indemnités journalières si une invalidité est constatée. Son montant dépend du taux d’invalidité et est versé jusqu’aux 60 ans de l’assuré.
Ces deux garanties dépendent de l’âge et du montant garanti (plus on vieillit ou plus la garantie est élevée, plus c’est cher !)
2.2. La garantie pour les autres :
La garantie « capital-décès » est destinée à protéger vos proches (conjoint, enfants) et dépend du montant choisi et de l’âge de l’assuré.
3. Les assurances de responsabilité
On distingue :
3.1. La responsabilité civile d’exploitation qui couvre tous les dommages ne concernant pas l’acte professionnel en tant que tel (vous renversez un vase chez un client ; il se blesse dans votre cabinet…). Elle est exigée par la loi (sauf si vous travaillez exclusivement par téléphone ou Internet, sans jamais recevoir ou rendre visite à vos clients)
3.2. La responsabilité civile professionnelle qui garantit les dommages relatifs au métier d’écrivain conseil® (en l’espèce, principalement le défaut de conseil).
Le GREC a conclu un partenariat avec GROUPAMA, qui propose désormais, à un tarif préférentiel pour ses adhérents, un contrat regroupant les garanties Responsabilité civile exploitant et Responsabilité civile professionnelle.
Ajoutons aussi qu’une certaine prudence doit être observée lors de l’activité et que des mesures simples peuvent éviter de gros soucis (décharge de responsabilité, reconnaissance de conseil donné, lettre de cessation d’intervention…)

Peut-on tenir soi-même sa comptabilité ?
Le statut libéral n’impose pas d’avoir un comptable. Néanmoins, les personnes trop peu à l’aise et trop peu familiarisées avec les logiques financières peuvent se faire accompagner et prendre conseil auprès d’un expert-comptable pour acquérir les notions de base.
Par ailleurs, l’adhésion à un centre agréé de gestion est bénéfique pour un entrepreneur qui paie un impôt sur le revenu, car elle ouvre droit à un avantage fiscal.

Quels sont les registres obligatoires en microentreprise et profession libérale ?
L’art. 7 de l’ordonnance du 7 décembre 2005 énonce :
« Ils [les micro-entrepreneurs] doivent juste souscrire un registre des achats et un livre-journal des recettes journalières. »
Pour une comptabilité sur papier, vous pouvez effectivement utiliser un registre unique (par exemple : Exacompta, Piqûre n° 9620).
Sur informatique, les deux registres seront bien évidemment distincts.

Doit-on choisir un nom à son entreprise et comment le protéger ?
Le nom commercial est facultatif en profession libérale, on peut exercer en son nom propre.
Si on prend un autre nom et qu’on souhaite le protéger, on doit d’abord faire une recherche d’antériorité auprès de l’INPI afin de s’assurer qu’il est encore libre.
Le titulaire d’un nom commercial ou d’une enseigne a un droit de propriété sur son nom. La protection du nom commercial et de l’enseigne naît du premier usage public, c’est-à-dire de son utilisation (papiers d’affaires, prospectus, publicités, factures) et se conserve par l’utilisation.
Le nom commercial ou l’enseigne doivent être mentionnés au RCS.
Le droit de propriété d’un nom commercial ou d’une enseigne a une portée territoriale restreinte au rayonnement de la clientèle (ville, département, région, pays).
Il est en outre limité aux domaines d’activité de l’entreprise.

Doit-on demander une autorisation à son bailleur ou au syndic de copropriété pour exercer son activité à domicile ?
En ce qui concerne les propriétaires en habitat collectif, le règlement de copropriété précise en général s’il est possible d’exercer une activité professionnelle à son domicile.
Si ce n’est pas le cas, mieux vaut faire agréer cette possibilité par le syndic de copropriété, voire par l’assemblée générale des copropriétaires.
Les propriétaires en habitat individuel loti doivent vérifier que le règlement de lotissement n’interdit pas l’exercice.
Hors lotissement, les propriétaires individuels n’ont aucune contrainte.
Concernant les locataires, le bail de location stipule dans les obligations du locataire le respect du règlement de copropriété, donc renvoie au premier cas, ce qui ne dispense pas de l’accord du propriétaire des lieux.

Peut-on poser une plaque professionnelle en bas de l’immeuble où l’on exerce ?
C’est une façon de se faire connaître qu’on peut utiliser si le règlement de la copropriété le permet. Selon la jurisprudence actuelle, si l’exercice d’une profession libérale est autorisé dans un immeuble, l’apposition d’une plaque professionnelle ne saurait être interdite.
Pour la forme, il est souhaitable d’informer le syndic de la pose de cette plaque et de vérifier avec lui les prérequis (forme, taille, couleur, moyens de fixation…).

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Les relations avec les clients

Que faire si un client n’est pas satisfait de la prestation réalisée pour lui ?
Il est préférable de s’assurer de la satisfaction du client le plus tôt possible et tout au long du travail pour éviter les déconvenues, surtout pour les longs travaux. Cela permet d’apporter des retouches si le client n’est pas satisfait ou de mettre carrément fin à la prestation avant d’y passer trop de temps si l’on ne parvient pas à trouver un accord.

Que faire face à un mauvais payeur ?
Lorsque l’on a épuisé sa patience, que diverses tentatives de fermeté et les lettres recommandées demeurent sans effet, il faut alors adresser au client mauvais payeur une mise en demeure, en recommandé avec avis de réception.
Si cette mise en demeure ne porte pas ses fruits, la procédure suivante consiste :
– soit à déposer une demande d’injonction de payer auprès du tribunal d’instance ou de grande instance compétent (en joignant la note d’honoraires et la mise en demeure) ;
– soit à saisir un huissier.
Il est également possible de s’adresser à un organisme de recouvrement de créances : certes on perd un petit pourcentage de la somme due, mais jamais la totalité.

Si le courrier (ou tout autre document) réalisé pour un client n’atteint pas le but escompté, l’écrivain conseil® peut-il être mis en cause ? un client peut-il porter plainte contre lui ?
L’écrivain conseil® a l’obligation de mettre en œuvre tous les moyens dont il dispose pour satisfaire la demande de son client, mais il n’a aucune obligation de résultat. Si le but recherché par le client n’est pas atteint, le seul risque qu’encourt le professionnel est de perdre ce client et sans doute quelques autres à qui ce dernier en aura parlé. Un client ne pourra porter plainte que si la déontologie de la profession n’a pas été respectée (non-respect du devis, de la clause de confidentialité, etc.).

Faut-il travailler avec des conditions générales de vente ?
Les prestataires de services sont tenus de communiquer à chaque acheteur ou demandeur d’une prestation de services dans le cadre d’une activité professionnelle, s’ils en font la demande, leurs conditions générales de vente.
Les professionnels n’ont donc pas l’obligation de rédiger des conditions générales de vente, plus couramment désigné CGV, mais une obligation de communiquer ces informations, notamment s’ils appliquent un tarif horaire.
Attention ! Seuls les clients professionnels peuvent demander à une entreprise la communication des conditions générales de vente. Il ne faudra donc pas communiquer les CGV à chaque client mais uniquement à ceux qui en font la demande. Ainsi, un client particulier ne pourra pas demander au professionnel concerné ses conditions générales de vente, qui régissent les rapports entre professionnels et non entre un professionnel et un particulier. Le code de la consommation fera office de réglementation dans ce cas.
Le refus de communication des conditions générales de vente à un client professionnel est passible de sanctions pénales, pouvant aller jusqu’à 15 000 euros lorsque le prestataire professionnel est une personne physique, et 75 000 euros lorsqu’il s’agit d’une personne morale.
Les conditions générales de vente doivent comporter certaines mentions obligatoires :
– conditions de règlement (délai, moyens, escompte pour paiement anticipé),
– les pénalités de retard (conditions et taux appliqué) exigibles le jour suivant la date de règlement figurant sur la facture dans le cas où les sommes dues sont réglées après cette date.
– le montant de l’indemnité forfaitaire pour frais de recouvrement due de plein droit par tout professionnel en situation de retard de paiement sur des factures payables à terme. Cette nouvelle indemnité forfaitaire a été fixée à 40 euros.
– les rabais, remises et ristournes pratiquées par l’entreprise.
– les informations nécessaires relatives au prix pratiqués à l’unité et aux conditions de vente proprement dites, telle que l’existence d’une clause de réserve de propriété par exemple.
Concernant la communication des CGV, une pratique courante consiste à faire figurer les conditions générales de vente au verso de toutes les factures émises par l’entreprise.

A-t-on besoin d’être un « pro » de l’informatique pour être écrivain public ?
Le minimum est de maîtriser au moins un outil de traitement de texte et de messagerie électronique. La maîtrise d’autres outils (tableur, logiciel d’édition et de photocomposition, de traitement des images…) permet toutefois d’élargir l’éventail des prestations proposées.

Quelles sont les spécialités d’écrivain conseil® existantes ?
La plupart des écrivains conseils® spécialisés le sont dans la réalisation de récits de vie pour les particuliers ou de discours. D’autres, généralement historiens de formation, réalisent principalement des écrits ou des documents ayant trait à la mémoire collective d’une entreprise, d’une association, d’un village… Quelques rares écrivains conseils sont spécialisés dans l’accompagnement rédactionnel aux funérailles.

Peut-on cibler des professionnels et des particuliers en même temps ?
Rien ne l’interdit. C’est même très fréquent. Il faut néanmoins veiller à ce que l’offre de prestation et sa promotion soient adaptées à la clientèle visée.

A-t-on intérêt à se spécialiser d’emblée dans un domaine ?
Une étude de marché, des préférences, des compétences particulières, des envies et la pratique quotidienne peuvent amener le professionnel à se spécialiser dans un domaine. Certains sont généralistes en début d’activité et font ensuite des choix de spécialités. La spécialisation dans un domaine (récit de vie, par exemple) réduit forcément le nombre de clients potentiels. Elle est cependant souvent garante d’une meilleure maîtrise du domaine choisi.

A-t-on moins de chances de bien démarrer son activité si un autre écrivain public est installé à proximité ?
Cette crainte n’est pas nécessairement fondée. Chacun exerce différemment et le fait d’être plusieurs dans la même région renforce la notoriété et la visibilité du métier. Les compétences de chacun étant différentes, les prestations que l’un ne pourra ou ne souhaitera pas réaliser pourront l’être alors, y compris sur sa recommandation, par le confrère le plus proche. On peut supposer que la proximité géographique générera plus de solidarité que de concurrence.

Y a-t-il de la concurrence entre écrivains publics/conseils® ?
Pas nécessairement, même si tout dépend des écrivains publics/conseils® et de leur caractère. En effet, tous n’ont pas les mêmes champs de compétences, et tous ne s’adressent pas à la même catégorie de clientèle ; de plus, le fait que les écrivains publics ne soient pas isolés dans un vaste secteur géographique augmente la visibilité et la notoriété d’une profession encore mal connue ou mal comprise, et donc le nombre des clients.
Les écrivains publics peuvent également craindre le tort que leur font des professionnels peu compétents ou la pratique bénévole du métier.
C’est pourquoi les actions menées par le GREC en faveur du professionnalisme et de la qualité des services rendus par les écrivains conseils® (Certification du GREC) semblent, dans ce contexte, fondamentales.

Sur quelles bases les tarifs peuvent-ils être établis ? Sont-ils applicables de manière identique à tous les publics ?
Deux solutions :
– le tarif horaire, qui s’applique à toutes les prestations proposées ;
– le tarif à l’acte, qui suppose que le professionnel a préalablement envisagé tous les cas de figure qui se présenteront à lui.
Mais rien n’interdit à l’écrivain conseil® de pratiquer des remises, d’honorer par ce biais la fidélité d’un client, ou de prendre en compte un contrat important ainsi que de distinguer par le tarif le traitement de ses différentes clientèles (étudiants, chômeurs ou personnes en situation précaire, associations, entreprises, particuliers…), dans la mesure où les règles sont établies au préalable, et clairement annoncées.

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